JoaquÃn Almunia, le commissaire à la concurrence européenne a annnoncé aux deux parties que sont la Deutsche Börse et la NYSE-Euronext qu'il avait l'intention d'interdire la fusion qui aurait créée la première société de Bourse mondiale, sauf, s'ils étaient prêts à vendre l'une des entreprises de dérivés que compte ces groupes.
L'equipe de la comission de M. Almunia a rédigé une recommandation officielle pour interdire la transaction, car elle créera "un acteur dominant sur les marchés boursiers européens de produits dérivés négociés, étouffant la concurrence et celle de nouveaux entrants potentiels."
Une fusion de l'allemand et du groupe Americano-Européen aurait permis d'unir leurs deux marchés à terme européens, Eurex et Liffe, et auraient détenu par exemple 95 pour cent des transactions sur le taux d'intérêt de référence à court terme et à long terme des obligations du gouvernement allemand.
Cette décision ''antitrust'' est un coup sérieux porté aux allemands et la NYSE Euronext. Il sera donc difficile pour eux de terminer leur affaire. Les problèmes de concurrence ont émergé récemment (poussé par les lobbyings) pour aider à faire capoter cette consolidation dans les échanges modiaux.
La décision antitrust vient presque un an après que la Deutsche Börse et NYSE Euronext est dévoilé un accord de 9 milliards $ pour créer le plus grand groupe d'échange au monde qui deviendrait par la même occasion le foyer de la plupart des listes de sociétés du monde avec un chiffre d'affaire de quatre fois supérieur à celui de la LSE.
Deutsche Börse et NYSE Euronext avaient pourtant proposé deux séries de concessions à Bruxelles pour tenter de surmonter les problèmes de concurrence.
Un porte-parole de M. Almunia a refusé de commenter la décision. Deutsche Börse n'était pas immédiatement disponible pour commenter. NYSE Euronext a refusé de commenter.





